Climat : sur la scène internationale, Monique Barbut assume de jouer petit bras
PARIS — Que se passe-t-il pour que la France n’envoie pas de ministre à la conférence de Santa Marta sur la sortie des énergies fossiles qui se tient la semaine prochaine ? Et, alors que l’exécutif tricolore préside le G7 cette année, qu’il décide d’escamoter du menu des négociations des ministres de l’Environnement qui s’ouvre ce jeudi 23 avril l’énergie et la lutte contre le changement climatique ? Nommée au gouvernement en partie pour son expertise sur les négociations environnementales internationales, Monique Barbut a apporté un début de réponse dans son discours de bienvenue à ses homologues du G7. “Nous vivons une époque complexe, où la protection de l’environnement n’est plus une priorité dans l’agenda international”, a reconnu la ministre de la Transition écologique, soulignant que la France a fait du “pragmatisme” l’un des piliers de sa présidence du club des grandes puissances. L’impasse sur l’énergie — en particulier la sortie des énergies fossiles — et le changement climatique au G7 est un choix assumé de l’exécutif, qui n’a pas voulu prendre le risque de froisser l’administration américaine, …

